Versets sur la Violence – Dhammapada


Note de contexte : Partage du Dhammapada, les Versets du Bouddha (Siddhârtha Gautama) :
– Partie X, Papavagga : Versets sur la Violence.

Je recommande la version audio, disponible sur youtube. Partage tous les deux jours, d’un chapitre (prochain le 11 septembre 2024 : Versets sur le Vieillissement).

129 – 130
Tous les êtres tremblent face à la violence,
Tous les êtres craignent la mort.
Si tu te mets à la place de l’autre,
Tu ne tueras personne et tu n’encourageras personne à tuer.

Tous les êtres tremblent face à la violence,
Tous les êtres tiennent chèrement à leur vie.
Si tu te mets à la place de l’autre,
Tu ne tueras personne et tu n’encourageras personne à tuer.

131 – 132
Celui qui, tout en recherchant le bonheur pour lui-même
Agresse ceux qui, comme lui, recherchent le bonheur
Ne trouvera pas la paix
Après la mort.

Celui qui, tout en recherchant le bonheur pour lui-même
N’agresse pas ceux qui, comme lui, recherchent le bonheur
Trouvera la paix
Après la mort.

133
Ne parle à personne avec violence,
Car on pourrait te répondre de même.
Ceux que tes paroles ont blessés
Peuvent te blesser à leur tour.

134
Si, tel un gong muet,
Tu demeures silencieux face à l’agressivité,
Tu t’es rapproché du Nibbana.
Il n’y a plus d’aversion en toi.

135
De même que le bouvier dirige son bétail
En le menant à la baguette vers le pâturage,
La vieillesse et la mort donnent leur direction
A l’existence des êtres vivants.

136
Quand un être ignorant agit mal
Il ne s’en rend pas compte.
Mais il est ensuite tourmenté par ses propres actions,
Comme brûlé par le feu.

137 – 140
Celui qui agresse avec violence un innocent sans arme
Et qui offense quelqu’un d’inoffensif
Subira bientôt l’une de ces dix conséquences :
Douleur aiguë ou désastre,
Blessure physique, maladie grave ou esprit dérangé,
Ennuis avec le gouvernement ou graves accusations,
Perte de ses proches ou perte de sa fortune,
Ou encore maison ravagée par le feu.
Et quand cet ignorant passera de vie à trépas,
C’est vers l’enfer qu’il ira tout droit.

141 – 142
Aucune pratique ascétique — aller nu, échevelé, couvert de boue
Refuser de manger, dormir par terre, s’enduire de cendres et de poussière,
S’asseoir sur les talons en pénitence — aucune pratique ne réussira à purifier
Celui qui ne peut cesser de douter.

Une apparence soignée n’empêche pas de vivre dans la pureté.
Posé, calme, éduqué dans le Dhamma, plein de confiance,
Celui qui a abandonné toute violence1
Est un véritable renonçant, un saint homme, un moine.

143
Rares sont les êtres qui,
Grâce à leur retenue et à leur modestie,
Réussissent à éviter tout reproche
Comme l’étalon bien dressé évite le fouet.

144
Comme un bel étalon dressé par le fouet,
Persévère avec ardeur sur la voie spirituelle.
Confiance, vertu, endurance, concentration et discernement
T’apporteront la connaissance et la conduite juste et attentive
Qui te permettront d’abandonner le fardeau de cette lutte incessante.

145
Ceux qui construisent des canaux d’irrigation canalisent les cours d’eau,
Ceux qui fabriquent des flèches affûtent les flèches,
Ceux qui travaillent le bois façonnent le bois,
Quant à l’homme de bonne conduite, il se discipline lui-même.

  1. Difficile à comprendre ce qui est « violent » et « non-violent » dans le bouddhisme. J’ai demandé à Claude 3.5 Sonnet :

    « Dans le contexte du Dhammapada et de la philosophie bouddhiste en général, la notion de « violence » (himsa en sanskrit) est plus large que la simple agression physique. Voici quelques points à considérer :

    1. Définition élargie de la violence :
    – Inclut la violence physique, verbale et mentale.
    – Comprend également les pensées et intentions nuisibles.

    2. Non-violence (ahimsa) :
    – Principe fondamental du bouddhisme.
    – Implique de ne pas nuire à soi-même ou aux autres.

    3. Intention et contexte :
    – L’intention derrière une action est cruciale dans l’évaluation de sa nature violente ou non.
    – La pratique de l’Aikido, si elle est faite avec l’intention de prévenir la violence et de protéger, peut être considérée comme non-violente.

    4. Auto-défense et protection des autres :
    – Généralement considérées comme acceptables si elles sont proportionnées et motivées par la compassion.

    5. Violence subtile :
    – Inclut des actions comme le jugement, la critique excessive, ou la manipulation.

    6. Limites de la non-violence :
    – Le bouddhisme reconnaît des situations où une action ferme peut être nécessaire pour prévenir un plus grand mal.

    7. Pratique progressive :
    – L’abandon total de la violence est un idéal vers lequel on tend progressivement.

    8. Compassion active :
    – La non-violence ne signifie pas passivité, mais plutôt une action basée sur la compassion.

    Dans le cas de l’Aikido, si la pratique est motivée par le désir de promouvoir la paix, de se défendre sans nuire excessivement à l’agresseur, et d’éviter l’escalade de la violence, elle peut être considérée comme alignée avec les principes bouddhistes de non-violence.

    La « fin de la violence » dans un contexte bouddhiste implique non seulement l’absence d’actions violentes, mais aussi la transformation des états mentaux qui mènent à la violence. C’est un processus continu de cultivation de la compassion, de la sagesse et de la compréhension. »
    ↩︎

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

En savoir plus sur Entreprendre, tomber, rebondir : Chroniques du parcours d’un ingénieur et entrepreneur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

En savoir plus sur Entreprendre, tomber, rebondir : Chroniques du parcours d’un ingénieur et entrepreneur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture