Extrait d’une réponse que j’ai faite, aux observations d’un ami. Réflexions sur dire la vérité ou (inclusif) être mythomane (dire un mensonge en ne sachant pas que c’est un mensonge) :
C’est intéressant de voir comment nous sommes les deux faces d’une même pièce sur ce point. Lorsque je suis anxieux, je montre la vérité parce que c’est la seule chose qui me semble être la bonne, en expliquant pourquoi cette réalité est.
Mais j’apprends que ça n’est pas la « bonne » façon, est qu’il « faut » être mythomane parce que chaque humain veut ou ne veut pas voir la vérité. Il y a un moment et une façon, particulière, parmi l’infini des possibilités.
De ton côté, tu es plus sage que moi sur ça. Tu as découvert que la vérité importe peu aux yeux des autres, ce qui leur importe c’est d’être heureux. Et tu leur donnes sur un plateau.
Un des problèmes, c’est que le mensonge ne dure qu’un temps. Et la vérité éclate parfois, un jour ou l’autre.
Mentir c’est prendre un risque que la vérité éclate et que ça détruise encore plus ce qu’on voulait préserver. Dire la vérité, c’est prendre le risque que la relation éclate et que ça détruise encore plus la vérité.
Compliqué tout ça. Le juste milieu bouddhiste a peut être une réponse. Ou elle est ailleurs. Elle existe, c’est fortement probable. L’humain est fini et facilement compréhensible, si on en sait suffisamment.