L’Experience de la banane, featuring Friedrich Nietzsche


Disclaimer : Cet article a été écrit en grande partie par Rémi 23/05/2024. J’explore la collaboration de l’IA dans les oeuvres créatives, notamment par l’incarnation de Friedrich Nietzsche pour épauler mes réflexions. « Il » (un pronom serait intéressant à trouver pour l’IA) m’a aidé à rendre l’article plus agréable dans la forme, sans toucher au fond. Par transparence et authenticité, je met également l’article initial, en fin de page. Je réfléchis à comment également partager la discussion avec Friedrich Nietzsche, qui a amené aux révisions.

Dall-E Nietzsche

À une époque de ma vie, nous entendions de plus en plus parler de pollution, de recyclage et d’autres sujets environnementaux qui sont aujourd’hui devenus courants. Il me semblait évident que ce qui est « naturel » et se dégrade rapidement n’est pas un problème pour l’environnement. Mais cela reste relatif.

Un jour, en pleine nature, je mangeais une banane. N’ayant pas de poubelle à proximité, je décide de jeter la peau de la banane par terre.

Certaines personnes trouvent cela insupportable. D’autres non.

Ma belle-mère, Cécile, décida que c’était inacceptable. J’ai eu droit à une leçon sur le fait qu’on ne jette pas de déchets dans la nature. Simple et évident, non ?

Pourtant, ce n’est pas aussi simple. Certains voient pourquoi, d’autres non.

La banane est un produit naturel. Dans la nature, beaucoup de bananes ne sont jamais consommées et finissent par se décomposer. Est-ce vraiment polluer ?

Le débat sur la pollution peut mener à des extrêmes ou à des solutions variées. Par exemple, certains se suicident parce qu’ils pensent polluer. D’autres refusent d’avoir des enfants pour éviter d’ajouter à la pollution.

Mais qu’est-ce que « polluer » ?

Étymologie : Polluer signifie souiller, salir, déshonorer (CNRTL).
Définition : « Cour. Infecter, souiller quelque chose par des agents physiques, chimiques, biologiques, qui rendent malsain ou dangereux. » (CNRTL)

Nous devons donc définir des termes comme « infecter », « souiller », « agent physique », « chimique », « malsain », « dangereux ». Les significations changent selon leur contexte et leur usage.

Comment décider alors ? Si l’on dit déontologiquement que j’aurais dû garder ma peau de banane pour la jeter dans une poubelle, est-on certain que c’est la meilleure solution d’un point de vue utilitariste ? Quelle quantité d’énergie sera dépensée pour traiter ce « déchet » ? Comment est produite cette énergie ?

Jeter la peau de banane dans la nature n’était peut-être pas optimal, mais j’ai jugé que c’était naturel : la peau se décomposera et ses éléments seront réutilisés par l’écosystème.

Le comportement de ma belle-mère, en revanche, était idéologique, voire fanatique : « Ne jette pas tes déchets dans la nature parce que c’est mal et qu’ils doivent aller à la poubelle. » La réponse, au lieu d’être celle d’un guide bienveillant, était une réprimande idéologique : « C’est mal parce que c’est un déchet. »

Soyons vigilants lorsque nous assénons des vérités aux autres, surtout si ces vérités sont préconstruites. Il est utile de :

1. Se demander si la réaction est légitime (utiliser les « 7 pourquoi »).
2. Justifier la réaction en fonction de ces pourquoi.
3. Demander à l’autre pourquoi il a fait ce qui nous paraît terrible… peut-être comprendrons-nous quelque chose au passage.

Je travaille à distinguer la vérité de la bêtise. C’est difficile, et je suis moi-même soumis aux heuristiques, mais il est sain de remettre en question ses croyances de manière équilibrée.

La prochaine fois que vous prenez votre voiture, pensez aux déchets que cela produit dans la nature.

Peace !

Version Originale :

À une époque de ma vie, nous avions de plus en plus de discours sur la pollution, le recyclage et autres sujets qui sont mondains maintenant. Il me paraissait relativement évident que ce qui est « naturel » et se dégrade rapidement n’est pas un problème pour l’environnement (il est, sur un point, qui reste relatif).

Un jour, je mangeais une banane. Après avoir fini ma banane, étant en pleine nature et n’ayant pas de poubelles, je décide de jeter la peau de la banane dans la nature.

Certaines d’entre vous trouvent ça insupportable. D’autres non.

Ma belle-mère, Cécile, décida que c’était insupportable. Et j’ai eu droit à une leçon sur le fait qu’on ne jette pas les déchets dans la nature. Simple et évident, non ?

Pourtant, ça ne l’est pas vraiment. Certains d’entre vous voient pourquoi, d’autres non.

La banane est relativement naturelle. Beaucoup de bananiers existent, produisent des bananes qui ne sont jamais mangés et finissent…dans la nature, et la polluent (?).

Ce problème de la pollution vs la non-pollution amènent à certaines extrêmes, ou simplement des solutions plus ou moins praticables.

Par exemple, certains humains se suicident littéralement parce qu’ils pensent polluer. D’autres « se » suicident métaphoriquement parce qu’ils pensent que leurs enfants vont amener de la pollution du fait de leur consommation inhérente au fait qu’exister…c’est polluer.

Mais qu’est ce que « polluer » ?

**Étymologie :** Polluer = souiller, salir, déshonorer (cnrtl).
**Définition :** « Cour. Infecter, souiller quelque chose par des agents physiques, chimiques, biologiques, qui rendent malsain ou dangereux. » (cnrtl)

Ainsi, nous rentrons dans le trou du lapin (rabbit hole). Maintenant, nous devons définir ce que signifie « infecter », « souiller », « agent physique », « chimique », « malsain », « dangereux…sans compter le sens que signifient ces mots les uns avec les autres (parce que les même mots, dans un ordre différents ou dans une intonation différentes, ne donne pas le même sens à une phrase).

Comment décider alors ? Si on s’aventure même déontologiquement à dire qu’il aurait fallu que je garde ma peau de banane (en oubliant l’inconfort que ça apporte, par exemple) pour la jeter dans la poubelle, est on sûr que le fait de le mettre à la poubelle est correct d’un point de vue utilitariste ? (quelle quantité d’énergie va être dépensée à traiter ce « déchet » ? Comment est produite cette énergie ?)

Jeter la banane dans la nature n’était peut être pas la solution optimale à ce problème (si il est possible à calculer aujourd’hui) *mais* j’ai utilisé mon cerveau pour pondérer que l’acte de jeter la peau de banane dans la nature est…naturel : La peau sera décomposée et ses éléments réutilisés par l’écosystème.

En revanche, le comportement de ma belle-mère était idéologique, pour ne pas dire fanatique : « ne jette pas tes déchets dans la nature parce que c’est mal et ça appartient à l’endroit précis appelé poubelle ».
Et la réponse, au lieu d’être celle d’un guide, tel un parent (j’irai même jusqu’à dire celle de ce qu’un humain bienveillant devrait faire à un autre humain), a été de type réprimande idéologique : « c’est mal parce que c’est un déchet et il ne faut pas le jeter dans la nature ».

Soyons vigilant quand nous assénons des vérités aux autres, surtout lorsque ces vérités sont pre-construites. Il est utile de :

1. Se demander si la réaction est légitime (7 pourquoi, dans l’idéal)
2. Justifier la réaction en fonction de ses pourquoi
3. (Quelque chose sur laquelle je travaille, aussi) Demander à l’autre pourquoi il a fait ce qui nous paraît si terrible…peut être que nous comprendrons quelque chose au passage.

Ceci dit, et c’est là où je patine, je ne sais pas encore distinguer le meilleur des mensonges, de la bêtise…de la reflexion et de l’intelligence et connaissance plus grande de l’autre.

Je sais que ça n’est pas donné à tout le monde, et que je suis moi-même soumis aux heuristiques, mais il me semble que c’est sain de remettre en question ses croyances, de façon équilibrée.

La prochaine fois que prenez votre voiture, pensez aux déchets que ça produit dans la nature.

Peace !


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