La mort n’est peut être que temporaire


En regardant Matrix Reloaded puis le début de Révolutions, je me demandais dans quel état était Néo lorsqu’il est dans le coma, dans la gare.

Ca m’a fait réfléchir sur la mort. Dans mes notes :

Il est possible que la mort ne puisse pas exister, ou plutôt que la mort ne soit que temporaire. Car il est possible que nous soyons recréé à partir du hasard le plus total. Bibliothèque de Babel avec la suite sur une autre page, après un aléatoire infini.

Puis j’ai écrit, à un ami, quelques réflexions, là dessus :

Je pense que la mort n’est probablement pas une délivrance. Le hasard risque de refaire qui nous sommes, encore et encore.

La magie là dedans, c’est que notre passé n’a peut être jamais existé. Simplement un agencement aléatoire d’un chaos qui, par « magie » créé notre présent et notre besoin de sens. »

« Mourir n’est peut être pas la solution, elle est une brève pause infini dont nous vivons son existence qu’à travers notre renaissance. Comme lorsque nous dormons puis nous réveillons.

La mort n’est qu’une espérance que tout s’arrête. Mais avec un temps infini, il est peu probable que nous restions mort.

Ceci dit, la mort est relative. Tout comme la réflexion sur le libre-arbitre et le déterminisme : Ça dépend de l’échelle sur laquelle on observe le phénomène, sur laquelle on l’analyse.

Nous mourrons constamment, je ne suis plus « jamais » celui que j’étais il y a 5 minutes, 5 mois ou 5 ans. Mais il ne faut jamais dire jamais. Tout dépend de l’échelle. L’Eternel recommencement.

Et en même temps, nous continuons d’exister. Le sommeil nous le montre, mais nous sommes aveugles et sourds… temporairement ?

La non-existence est entrecoupée de l’existence. La réciproque est vraie. Il y a probablement beaucoup plus de non-existence que d’existence, ceci dit. En terme probabilistique, ça paraît logique.

Ainsi, notre mort ne serait que temporaire. Nous n’existerions plus, temporairement. Avant d’exister à nouveau, grâce au chaos et au hasard (les deux se ressemblent, la différence pourrait être intéressante à étudier).

La continuité ne pourrait être que logique. Et il nous paraît absurde que nous ne soyons que le fruit d’une émergence soudaine et aléatoire. Sorte de réminiscence d’un passé extrêmement peu probable mais possible tout de même. Tout est possible, il suffit de l’imaginer.

Alors que nous reste-t-il comme choix ?

Si la mort n’est pas une solution ultime, voire un gros risque, car nous n’avons plus aucun contrôle…

Alors que le reste de l’environnement le détient (consciemment ou inconsciemment). Un peu comme mon idée d’être dans un coma volontaire. L’idée semble délicieuse mais le hic, le risque probable, c’est que quelqu’un décide de nous faire du mal, de façon consciente ou inconsciente.

Quelqu’un ou quelque chose.

Nous perdons total contrôle. Vivre c’est avoir un contrôle, aussi maigre soit il.

C’est un risque aussi, faire, ne pas faire ou ne pas pouvoir faire. Chaque choix à ses conséquences, relativement aléatoires, sur le futur.

Le choix pour un bien optimal, pour tous, c’est peut être ce que nous devons viser.

Parce que nous pouvons tous nous retrouver « dans la peau » de l’autre, un jour. C’est possible, même si très improbable.

Mais le temps a le temps. Dieu joue aux dés.

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