« Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa maison. »


En écrivant sur la zone proximale de développement, je me suis rappelé que l’entourage ne nous aide souvent pas.

Et je me demandais pourquoi. Pourquoi Jésus disait-il que notre propre partie, nos propres parents et notre propre maison nous rejette (lorsque l’on évolue différemment d’eux et de leurs enseignements, pire lorsque l’on devient porteur d’un message) ?

« Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa maison. »

– Marc 6:4

J’ai demandé a ChatGPT de me donner un coup de main pour le comprendre : https://chat.openai.com/share/7a22227f-1cb7-468f-8b90-a775877a00b7

La réponse est peut être assez simple…notre entourage est probablement le cercle qui nous connait le mieux, depuis longtemps. Il a donc une image de nous, relativement figée et parcellaire de qui nous sommes à chaque instant.

La personne qui m’a servi un bubble tea hier, ne connait rien de moi et m’accueille sur la base de ses stéréotypes : c’est sa seule façon de savoir quels masques mettre en la présence de l’autre.

Mais il n’empêche qu’il ne connait rien du bien ou du mal que j’ai pu faire, ni de mes idées, de ce que l’on partage ou de ce qui nous sépare.

Peut être que c’est la source d’une partie de nos problèmes familiaux : au lieu d’écouter l’autre et de voir l’autre changer, sans projeter nos propres conceptions (potentiellement erronées, du monde), nous ne voyons que l’image mentale que nous nous faisons de l’autre.

Et je pense particulièrement à ma belle-mère, Cécile Brasseur, qui est malheureusement dans les personnes qui vont naturellement être « punies » (elles-même) par les actions et les choix qu’elles m’ont imposées, sans le faire avec amour et compréhension.

Elle est devenue presque ma mère, lorsque j’avais 12 ans. Suite à un changement de garde de ma mère à mon père, je suis allé vivre dans son foyer.

Cette personne, est l’incarnation de l’incompréhension entre Lucifer et Satan.

J’ai toujours remis en question les choses, et ça la choquait profondément dans ses certitudes et dans sa projection sur pourquoi je remettais les choses en question.

Je me souviendrais toujours d’une époque où je réfléchissais à la place de l’avortement dans notre société. Qu’est ce qui nous permet de refuser la vie ? Pourquoi une vie vaut-elle moins qu’une autre ?

Pourquoi pouvons nous avorter un enfant trisomique mais pas un autre ?

Ça m’a amené a réfléchir sur la notion d’handicap et l’impact sur la société des ces personnes (et attention au handicap et votre définition. Un handicapé est, d’après Wikipédia : « La limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, menant à des difficultés psychologiques, intellectuelles, sociales ou physiques.« . Je suis également handicapé sur beaucoup de points, allant du besoin de lunettes pour voir, au fait que je suis socialement…anormal).

En voulant redéfinir la base, probablement de façon maladroite, et en mettant également la conception de l’eugénisme (par l’avortement) au centre du débat, je posais cette question : que doit on faire des handicapés ?

Sa réponse a été implacable, et montrant la projection de ses propres peurs et de l’image qu’elle avait de moi : comme un eugéniste hitlérien, définissant arbitrairement qui mérite de vivre ou non, en fonction de la productivité qu’il apporte a l’humanité.

Le débat était clos. Sans possibilité d’écoute et de grandir de cette conversation.

Les choses se sont empirées avec le temps, probablement dû aussi au bias cognitif de confirmation : tout ce que je faisais de mal, servait à alimenter sa représentation erronée de qui je suis. Tout ce que je faisais de bien (dédier ma vie a la rechercher contre le cancer, dans l’espoir de sauver mon père, ou sacrifier mon année au Japon et ma carrière pour venir tenir la main de mon père jusqu’à sa mort) était ignoré.

A l’inverse, son fils, Arno Marenco, a toujours triché, menti, préféré les Siths plutôt que les Jedis (ce qui montre sa philosophie interne, on s’en fout évidemment de Star wars)…et pourtant, l’amour chimique, son cerveau, l’a toujours poussé à aimer sa chair inconditionnellement. Et aimer l’autre conditionnellement ET partialement.

Maintenant que je vois les mécanismes a l’oeuvre et comment les gens ne nous voient pas à travers nos actions mais plutôt a travers leurs propres constructions et motivations, je pense avoir acquis une nouvel outil pour montrer qui je suis, et non pas qui l’autre veut m’imposer que je sois.

Jesus voyait probablement l’ampleur de la tâche et ne cherchait pas à faire le travail titanesque d’une vie : rectifier la vision de l’autre pour le faire réfléchir rationnellement sur qui nous sommes vraiment.

Je pense que c’est au contraire le meilleur des exercices.

Si nous arrivons à montrer qui nous sommes vraiment, à l’instant T (j’ai changé radicalement de nombreuses fois, mais il n’y a que moi qui le sait…et encore), à la personne qui a eu des années pour se façonner une image (erronée par nature), sans manipulation , sans subterfuge, sans malin-tentions (mal intentions), alors rien ne peut nous arrêter pour être qui nous sommes vraiment.

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