Disclaimer: ce n’est pas une un appel à l’aide. C’est seulement une transposition de mes pensées du moment. Peut-être que je le ferai un jour. Peut-être que je ne le ferai pas. Ça n’a pas vraiment d’importance
Ce soir, cette semaine ayant été difficile, j’accuse le coup beaucoup de choses qui se sont passées dont je me serais bien passé.
J’en parlerai peut-être un autre jour mais ma mère, ma grand-mère, mon frère, une amie ont été ont pas aidé à cette situation,
même si certains ont voulu aider et d’autres personnes ont vraiment aidé.
Aussi, j’ai une belle discussion avec Anne pajon. Aujourd’hui on a discuté pendant 4h de comment créer une société meilleure. C’était formidable, mais il n’empêche que j’accuse le coup de ce qu’on me fait et de l’incompréhension des autres.
Malgré le fait que j’essaie, au maximum, de comprendre ce que eux me disent et ce qu’ils ressentent et comment m’adapter en fonction de leur sensibilité mais c’est difficile de voir que ça n’est pas réciproque.
Par exemple, petit exemple tout simple et qui n’a l’air de rien : J’ai passé le weekend avec un ami et c’était assez cool.
On a passé des bons moments.
Par contre, j’ai ressenti que l’écoute n’était pas vraiment là de son côté.
Et c’est vrai que j’aurais bien aimé que mon ami m’écoute un peu plus.
Quand je lui en ai parlé, sa réponse a été :
Je t’es assez ecouter je trouve. j’ai ete attentif a tes paroles
– Mon ami
Mais c’est extraordinaire parce que c’est tellement représentatif du malheur de ce que nous vivons tous.
Cette personne qui est très intelligente et qui parle beaucoup d’amour, d’écoute d’empathie, de ne pas faire souffrir les autres etc…beaucoup de belles paroles que cette personne incarne très souvent, j’en suis sûr.
Mais, en attendant, je lui ai partagé mon ressenti. Comment j’ai vécu les choses.
Et sa réponse a été : non, moi je t’ai bien écouté.
Comment évoluer à partir de cette situation ? Rentrer dans un débat pour faire comprendre a l’autre ce que j’ai ressenti et les exemples qui montrent les quelques…différences de besoins ? Je l’ai trop souvent fait, et ça ne mène a rien, si ce n’est de la frustration d’un ou des deux partis.
C’est un mélange qui est vraiment un cocktail puissant. A nous de savoir si on veut le déguster ou en faire une arme.
À l’époque, mon ancien moi, aurait été très en colère de cette réponse : une réponse qui incarne en elle-même la non-écoute.
Je partage mes ressentis et on me denie leur existence. Ça n’est pas la personne qui écoute, qui décide si elle a bien écouté, mais la personne qui s’est exprimée, qui a été écoutée (ou non), qui peut dire si elle a eu l’impression d’être écoutée ou non.
Aujourd’hui, ça me décourage plus qu’autre chose.
Ça me décourage car ça montre qu’il y a encore énormément de travail.
Peut-être que l’humain est juste condamné en tant qu’espèce, à n’avoir globalement que de l’égocentrisme caché derrière de la fausse vertue. Beaucoup de belles paroles mais qui sont des paroles pour les autres. Pas pour les autres mais pour soi.
C’est un peu comme ma mère et mon beau-père, qui sont toujours à donner des conseils et qui n’écoutent jamais les conseils des autres.
Mais en fait, comment veux-tu écouter quelqu’un qui donne des conseils, si cette personne n’est pas capable de pouvoir évoluer en fonction du retour des autres ? Jamais ?
Et je ne dis pas qu’il faut accepter tous les retours des autres comme parole d’évangile et les appliquer.
Il faut le faire correctement et c’est pour ça que d’ailleurs quand on me donne des conseils, c’est une discussion avant tout.
Cette discussion doit être menée dans le respect de l’autre, de ce qu’il a à dire et à partager. Mais ça ne peut pas être unidirectionnel. Ça doit être une discussion, aussi éclairée que possible, où chacun écoute (activement) et incorpore ce qu’il comprends pour faire avancer l’échange vers une évolution mutuelle.
Par exemple, je discutais avec Anne pajon de mon dilemme actuel par rapport à certaines…difficultés d’une de mes élèves en mathématiques.
Je m’adapte, je réfléchis à comment faire différemment, je me remets en question, je m’excuse auprès de mon élève (hier j’ai été un peu dur en voulant souligner l’importance du chapitre que l’on travaille en ce moment : la dérivée), je suis présent, n’importe quand et je fais des heures sup’.
Mais parce que mon rôle, n’est pas de me faire mousser en montrant mes connaissances. Au contraire, je dois effacer mon individualité pour m’adapter au mieux à mon élève. Le comprendre dans sa façon de fonctionner, être attentif lorsqu’il perd la concentration, être attentif à ce qu’il dit derrière « j’ai compris », apprendre à différencier ses « j’ai compris », parfois avec beaucoup de joie, ou beaucoup de… circonspection.
Anne m’a dit d’essayer tout simplement de voir si je peux rendre les choses plus concrètes pour mon élève de mathématiques.
Et évidemment ! Je dis p***** mais oui elle a raison. Je suis beaucoup dans l’abstraction et c’est vrai que pour un adolescent l’abstraction c’est peut-être encore un peu compliqué surtout sur des concepts encore flous.
Finalement c’est assez simple de manipuler l’abstraction, mais seulement une fois qu’on a compris.
Pour arriver à comprendre peut-être qu’il faut plus de concret, de choses comme une métaphore ou une parabole… N’est ce pas Jésus ? Pour comprendre, il faut peut être commencer par la parabole.
L’explication avec les termes techniques abstraits, c’est probablement trop compliqué au démarrage.
Et c’est vrai que c’est quelque chose auquel je réfléchis par rapport à la création d’une société meilleure ou les règles de base devraient être simple et accessible.
Par exemple, aujourd’hui quelque chose qui est étrange, c’est la loi en France.
Un des principes, c’est que nul n’est sensé ignorer la loi
Mais…la loi…ce sont des années d’études pour des gens passionnés par le métier d’avocat, par exemple.
Mais qui, dans la vraie vie, va lire les lois ?
Surtout quand les lois ne sont pas connectées avec la réalité : il y a des lois qui n’ont pas de sens, des lois qui ont été faites par des élites pour les élites, des lois qui sont arrivées par pur hasard et sont vraiment spécifiques à des temps anciens.
Des lois stupides existent…Que se passerait-il si je nommais un de mes cochons Napoléon ?
Est il légitime de me punir pour ça ? En évoquant : c’est la loi ? (El famoso « It is the law ! », que l’on rencontre souvent aux Etats Unis. Pourquoi cette loi? Parce que c’est la loi. Ah d’accord..)
Je n’en ai conscience que c’est « mal » parce qu’on ne m’a pas appris d’où vient cette loi ni quels sont les principes qui régissent ces lois.
Apprendre des lois arbitraires et puis les suivre c’est finalement nous considérer des machines : avec une mémoire suffisante, accessible constamment, rationnelle et évidemment avec des choix très simples à faire…suivre la loi, ou pas, n’est ce pas ?
Bizarrement, il est écrit sur les 10 commandements: « Tu ne tueras point » (pour les puristes, oui je sais qu’en hébreu il est écrit « tu ne commetras pas de meurtre ». J’ai un problème avec la notion de tuer avec une « justification »). C’est simple comme loi, et elle fait sens. Mais l’applique t on ? Cc Israel.
Je vais « parler » a propos de cet article avec l’enregistreur Android parce que j’ai l’impression que je ne vais pas pouvoir arriver à me relire tellement le speech-to-text proposer par mon clavier Android est…pas terrible.
Suite et fin :
https://recorder.google.com/1a00976e-aa45-47c8-804d-7a42930455bd