Partant de ma carrière de développeur en logiciel, j’ai pensé à comment le développement logiciel, parmi d’autres domaines, permet de créer quelque chose à partir de rien, du vide. Il y a simplement le support physique qui, via des échanges constants de 0 et de 1 (la machine ne comprends que le binaire), permet de créer tout ce qui est virtuel (ou sert de proxy au réel).
Quand on y réfléchit, qu’est ce qu’un logiciel ? Qu’est ce qu’une application de smartphone, si ce n’est le produit de « la parole », qui est en fait l’expression des idées. La parole n’est finalement qu’un médium dans lequel l’idée, la pensée, se cristallise, s’affine et devient mature :
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément
– Nicolas Boileau
La parole, qui est finalement l’outil pour se parler à soi-même et aux autres, est aussi ce qui façonne notre façon de penser, elle même. L’oeuf ou la poule ?
Un futur possible : La parole pourra tout créer, grâce a l’IA. Le monde n’aura plus de limites que notre propre imagination.
Et c’est là que l’on se rends compte qu’il est urgent de trouver le moyen de vivre en s’élevant les uns les autres. Car un tel pouvoir, si l’humanité n’est pas prête…si un seul humain qui en a le pouvoir, n’est pas prêt…pourrait être catastrophique.
Cela ne fait que renforcer mon désir de faire Tabula-Rasa de nos systèmes et de recommencer par la base : Comment vit-on ensemble, en harmonie et en osmose ?
Chercher a régler les problèmes des agriculteurs n’est qu’un pansement sur un corps corrompu et malade. Le problème est plus profond…nous pourrions le déconstruire rapidement pour le prouver : les agriculteurs sont mécontents d’une situation (clairement) insoutenable, où ils sont traités comme des esclaves alors qu’ils sont la base de notre survie ! Que fait on sans nourriture et boisson ?
Et pourtant, nous en sommes là aujourd’hui. De ce que j’ai compris, une partie de la responsabilité est la mondialisation.
Qu’est ce que la mondialisation dans notre contexte, si ce n’est l’extension capitaliste au dehors d’un pays ciblé ?
Or que prône le capitalisme, intrinsèquement, si ce n’est la recherche du profit, c’est a dire payer les prolétaires le minimum possible, pour se faire une marge maximale ?
On comprends, dans ce contexte, que le problème ne vient pas des acteurs, en soi. Ils jouent le même jeu que nous : Le Monopoly. Ils cherchent à réduire les coûts, par n’importe quel moyen, et ça amène à tes relâchements, inhérent au système économique capitaliste, de devoir constamment se demander si « on ne va pas trop loin ».
Et oui, le système capitaliste pousse l’homme a aller loin (dans l’innovation par exemple, sacro-saint graal de la justification, avec la méritocratie qui pense qu’on n’ait tous égaux, et qu’on a tous les même chances de réussir, pour « peu qu’on mette les efforts),
Mais cela va trop loin. Ce système nous pousse à mettre notre âme de côté pour ne voir que l’argent et le profit ;
Nul ne peut servir deux maîtres: car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse.
Matthieu 6:24
Alors qu’elle est la solution ? Une solution (pas là, car elle doit être en constante évolution) est dans ce que les religions disent toutes : il faut que l’on se retrouve avec Dieu, la spiritualité, l’élévation de l’âme, la nature…appellez le comme vous le voulez. Je suis agnostique, la compréhension du concept m’importe plus que le nom qu’on lui donne, ou le folklore que l’on met autour pour nous aider à se rapprocher de la perfection divine, ce qui fait notre partie divine.
Et à chercher à dominer nos désirs venant de notre part animale, notre cerveau reptilien.
Dieu est mort ! […] Et c’est nous qui l’avons tué ! […]
Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ?
– Le gai savoir, livre troisième 125, Nietzsche
L’IA va nous permettre de créer ce que nous voulons. Aussi bien le bien que le mal.
Et ça devrait nous faire trembler de peur. Saisir l’urgence de se rapprocher de l’élévation de l’âme et d’être de meilleurs humains, moins animal mais plus divin…chaque jour qui passe.
Afin de pouvoir accueillir le royaume des cieux, lorsqu’il viendra (spoiler il est déjà là, ça ne tient qu’à nous), nous devons prendre conscience qu’il est temps de finir de manger ce fruit de la connaissance : Du Bien et du Mal.
Sachant que, le Bien et le Mal sont en constante évolution. Nous pouvons faire des choses « mal » aujourd’hui, dont nous n’avons que très peu conscience aujourd’hui. Comment expliquer les atrocités du passé sinon ? Hitler n’était il pas persuadé d’être la compréhension du Bien ultime et de devoir faire les sacrifices nécessaires pour le réaliser ?
Pourtant, maintenant nous savons bien que la haine engendre que la haine. La vérité c’est l’amour inconditionnel.