La réforme de la prison par la bienveillance et la spiritualité


[En construction]

Si l’enfer est la séparation de la conscience d’avec Dieu, alors la prison, qui est une conséquence de l’acte (involontaire) du séparatisme entre Dieu et les créatures de Dieu (le criminel, les créatures qui ont été atteintes négativement par le criminel et la relation du criminel avec une compréhension du monde, de Dieu)

Devrait être dans la continuité de ce qu’elle a toujours eu pour but : corriger les âmes pour les réaligner vers…Dieu, tout, l’autre.

Pour cela, je propose que la prison ne soit plus « punitive » et traumatisante (ce qui ne règle finalement que peu les problèmes, de même qu’un Dieu « punisseur ») mais bienveillante et propice à un seul but : l’élévation de l’âme.

Pourquoi ?

Un Homme qui pèche, est il finalement responsable de ses actes ? Ou simplement le fruit du déterminisme dû à sa construction sociale (son entourage) dûe elle même à son éducation (la famille), dûe elle-même au déterminisme que ses parents ont « subis » ?

Pourquoi un Homme est il plus responsable qu’un autre de s’être laissé dominé par le péché ? Est ce par ignorance du péché, sa non-comprehension, la nécessité de péché du fait des injonctions de notre société (argent, pouvoir, luxure, gloutonnerie etc…) ou une question de vie ou de mort ? Nous mettrons de côté l’aspect psychiatrique, qui est une complexité à part

Ainsi, nous arrivons rapidement à la conclusion que, puisque nous n’avons pas choisi notre condition alors nous n’avons jamais réellement choisi d’être un criminel. A choisir entre obtenir légalement quelque chose ou illégalement, une majorité des Hommes devraient, en théorie choisir la voie légale (ce qui permet de faire une première distinction entre maladie mentale et « pleine » possession de ses moyens).

Si nous ne sommes pas responsables d’être un « criminel » qui l’est ? Hé bien, la société. Le gouvernement, les autres. Car nous ne sommes pas le produit de notre pure volonté, mais bien la conséquence du monde s’exerçant sur nous.

Que manque t il pour qu’un criminel (ou potentiel criminel) ne puisse changer en non-criminel ? Ne puisse changer en citoyen du monde, dont le but est de tendre vers le bien, la vérité et la perfection ?

Un guide. Et ce guide, c’est la prison réformée que je propose.

A ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir être de bons citoyens (par l’éducation, les conditions de vie, la famille etc…), la « prison » devrait être un endroit où le criminel peut se reconnecter au sens de sa vie, au but de la vie et à la compréhension que je suis toi et que tu es moi.

La prison, « l’enfer », le « purgatoire » est finalement un endroit où on est « forcé » de pouvoir se reconnecter à Dieu et au vivant. Afin que l’Homme perdu qui a péché, puisse être sauvé par lui-même, grâce au guide que la société lui fournit.

Tout cela est bien beau, mais comment le faire pratiquement ? C’est encore en pleine construction, et devrait être co-construire d’ailleurs, car je ne détiens pas la vérité.

Mais, de ce que j’ai pu en tirer jusqu’à maintenant, et qui devrait être en constante évolution, il me semble nécessaire d’avoir trois éléments : l’obligation de suivre des cours, comme un enfant est obligé d’aller à l’école pour vivre en société, le criminel doit « réapprendre » a vivre en société…voire plus loin : au sens de sa vie sur terre, et de comment tendre vers le bien, la vérité et la perfection, afin d’amener le royaume des cieux (le paradis) ici-bas.

Le deuxième élément, c’est le libre accès à la littérature, si possible celle qui élève l’âme, telle que la philosophie, la religion, les témoignages de vie etc…

A définir précisément (ou pas) cependant. Il y a il de la bonne et de la mauvaise information ? Si la personne a accès aux paroles du Hamas et se fait endoctriné, nous auront certainement échoué car cela ne va pas dans le sens du bien, de la vérité et de la perfection.

Mais qu’est ce que le bien ? Qu’est ce que la vérité ? Et qu’est ce que la perfection ?

Probablement qu’un des piliers de la réflexion est que cela doit enrichir l’âme. Ne pas être en contradiction avec, les 10 commandements, par exemple (pousser au meurtre, au vol, a l’adultère etc…). Nous devrons faire extrêmement attention à ne pas tomber dans le dogmatisme, car alors tout s’effondre.

Troisième élément : La protection de l’individu du monde extérieur, et inversement. Tant que l’individu n’est pas apte à retourner dans la société qu’il choisit, alors il ne doit pas pouvoir méfaire. Ce qui est assez libérateur, finalement, car la peine de prison n’est plus fixée arbitrairement en fonction de la gravité du crime, mais en fonction de la capacité de la personne a pouvoir se dépasser de sa condition d’avant. Si la mue est réalisée rapidement, alors tant mieux, tu es « libre » à nouveau ! Si la mue n’est pas réalisée rapidement, alors c’est ok, la personne prendra le temps qu’il faut pour comprendre ce qu’elle doit comprendre.

Mais le fait que la clé du salut soit dans ses mains, alors cela libère un poids énorme des épaules de la société et donne quasi-pleine autonomie au criminel, du choix de sa rédemption.


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