Chaque être possède en lui la possibilité de devenir un Bouddha, c’est-à-dire d’atteindre la libération et la connaissance parfaites.
Ce sont simplement des voiles adventices et éphémères qui masquent ce potentiel et l’empêchent de s’exprimer.
On appelle ces voiles « ignorance » ou « obscurcissements mentaux ».Le chemin spirituel consiste donc à se délivrer des émotions négatives et de l’ignorance et, ce faisant, actualiser cette perfection qui se trouve déjà en nous.
Ce but n’a rien d’égoïste. La motivation qui nous conduit sur le chemin spirituel et de nous transformer nous-même afin de pouvoir aider les autres à se libérer de la souffrance.
Ce point de vue altruiste nous amène tout d’abord à constater notre impuissance vis-à-vis de la souffrance d’autrui, puis il engendre le désir de nous perfectionner afin d’y remédier.
Il ne s’agit donc pas d’une indifférence au monde. La vulnérabilité à l’égard des circonstances extérieures devient une armure que l’on revêt dans la bataille livrée à la souffrance des autres.
– Le moine et le philosophe, page 129